Laboratoire des Sciences de l'Education
 de Grenoble

 Equipe d'Accueil n°602

 Laboratoire des Sciences de l'Education
 Université Pierre-Mendès-France, BP 47
 F-38040 Grenoble Cedex 9
 Directeur du Laboratoire : Pascal Pansu
 Secrétariat : Sandrine Lescure
 sandrine.lescure@upmf-grenoble.fr
 Téléphone : +33 (0)4 76 82 56 24
 Fax :  +33 (0)4 76 82 78 11

THEMES DE RECHERCHE DU LABORATOIRE DES SCIENCES DE L'EDUCATION


Parcours et apprentissages en milieu scolaire (PAMS)


Responsable : Pascal Bressoux


Ce thème de recherche, centré sur les apprentissages et les parcours en lien avec les contextes scolaires associés, vise à analyser les relations entre les caractéristiques de l’environnement et les apprentissages. L’environnement peut être caractérisé par des dispositifs éducatifs particuliers (Programmes de réussite éducative, dispositifs de soutien, EIAH, etc.), et par des pratiques d’enseignement (démarches d’investigation, enseignement explicite, gestion des interactions en classe, etc.). Les apprentissages concernent les connaissances ou habiletés scolaires acquises par les élèves, mais aussi certains processus cognitifs et sociocognitifs tels que l’autorégulation, la motivation, le concept de soi. Concernant les apprentissages scolaires, un accent particulier est porté sur l’apprentissage du langage écrit et des sciences. Concernant les processus cognitifs et sociocognitifs, ceux-ci ont la particularité d’être à la fois des objets d’apprentissage qui peuvent être étudiés pour eux-mêmes (e.g., quelles pratiques peuvent favoriser l’autorégulation des élèves ?) et comme des médiateurs de la relation entre l’environnement scolaire et les apprentissages ou parcours des élèves. Concernant les parcours des élèves, ils portent sur les processus liés à l’orientation (prise de décision, influence des acteurs) et au risque de décrochage ainsi qu’à l’insertion des élèves et des étudiants.

Une des caractéristiques de ce thème de recherche est de prêter une attention particulière à la dynamique des apprentissages dans une perspective développementale (mesures répétées sur des périodes longues pouvant s’étaler sur plusieurs années scolaires, ou par des échantillonnages sur des populations de différents âges). Aucune méthode n’est exclue a priori, sa pertinence relevant de son adéquation à l’objet de recherche. Cependant, une grande utilisation est faite de méthodes de modélisation statistique. En particulier, les recherches s’opèrent le plus souvent en milieu « écologique » et donnent généralement lieu à des données aux structures complexes nécessitant des modélisations statistiques spécifiques : modèles de mélange, modèles multiniveaux, modèles de croissance, etc. De même, l’utilisation de méthodes avancées de fouille de données permet de modéliser des processus cognitifs d’apprentissage et de les confronter aux données humaines.


Savoirs-Transmission-Formation professionnelle-Travail (STFpT)

Responsables : Erica de Vries & Christian Dépret


Ce thème de recherche part d’un triple constat qui amène à traiter la question des savoirs et de leur transmission à travers une approche systémique. Tout d’abord, les modèles premiers de transmissions professionnelles (familiale, apprentissage, compagnonnage) ont évolué vers des modèles mixtes. L’alternance, jadis réservée aux métiers de l’artisanat et de la technique, se déploie jusque dans les plus hauts niveaux de formation professionnelle, en écoles d’ingénieur. Les modes de transmission relèvent ainsi à la fois de ceux du monde du travail et de ceux du monde de l’école. Ensuite, les connaissances à transmettre sont liées aux besoins économiques, politiques et sociaux ; elles évoluent avec les sociétés mais aussi avec les objectifs et valeurs que celles-ci se choisissent. Or, la nature des contenus à transmettre détermine en partie les processus de leur transmission. Les cultures propres aux différents métiers influencent les choix didactiques. Ces choix émanent de l’histoire des rapports sociaux et des professions, des débats socio-économiques qui prévalent à la mise en place des formations, des systèmes d’instruments disponibles et de leurs évolutions, comme des savoirs propres aux professions. Enfin, les graphismes, les visualisations, les représentations externes sont aujourd’hui omniprésents dans les situations de travail et de formation avec ou sans technologies numériques. Certains les qualifient d’outils sémiotiques exploitant précisément des propriétés dites représentationnelles. Ainsi, au vu du rôle prépondérant des activités d’interprétation et de construction de représentations externes, les difficultés dans les situations de travail et de formation résident dans l’appropriation des formats émergents de représentation, autant que dans les particularités du contenu en jeu. Ce programme a donc pour objet l’articulation entre la connaissance, ses modes de présentation, ses usages professionnels et sociaux et la formation. Il affirme la double nécessité :

  • De décrypter les mécanismes de transmission des savoirs dans les activités professionnelles techniques. Il analyse dans ce cadre la spécificité de la formation professionnelle initiale et continue, et celle de la formation technique.
  • D’interroger l’instruction et l’éducation sur leurs finalités et contraintes dans le monde professionnel, le monde socio-économique et le monde technique. Il met alors en parallèle les choix de politique éducative et les visions de la société.